Yesterday,
On the dirt road,
There, where days after days,
Ben is frolicking as much as can be,
And Camden the Wild, by the leash,
Follows us, somewhat subdue,
All the stones are shining white.
Just as I expected it.
The short letter I wrote…
Was bringing…
Far away and to you,
The hope of small happiness or great victories…
But also the wound of your sorrows in my heart,
Speaking of memories without too many plans.
The unrelenting sun has changed our countryside.
And the wind blowing incessantly since some days,
Carry over the earth reduced to dust.
I am thinking about my friends.
So nice and so lovely. So gentle.
And suddenly I see them!
Two “tufted” lapwings.
But nowhere I find their “tufts”…
Moved, I reflect, they must be fledgelings,
Nearly adults, maybe…
How white is their bellies!
Are they in full trial of their flies and…
Distressing cries.
No, they are fully grown.
Knowing dogs as their natural predators,
They, as usual, try to divert us.
Steadily, we go further.
They looping and “peewitting”,
Me, summoning Ben, to escape an unnecessary carnage.
Soon we are out of their territory.
But on our way back, confirmation.
Just the same sad and warning game…
Walking further, I turn at right angle on the metalled way,
All line up by umbellifers,
Or the wild chervil, if you prefer, which,
Calls me back into the white world.
The sky is blue, so blue.
White, white, white.
To my myopic eyes,
The gardens are patchworks full of colours.
And at the small chapel,
The tall horse-chestnut is blossoming red.
But the depth of my quieten heart,
Is white.
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Hier…
Sur le sentier de terre,
Là, où jour après jour,
Ben se dégourdit les pattes à qui mieux, mieux
Et, Camden, le sauvageon, laisse obligeant
Me suit un peu contraint,
Tous les cailloux blancs me font de l’oeil.
J’étais sûre qu’il en serait ainsi.
Cette petite lettre que je t’avais écrite,
Portait…
Au loin et vers toi,
L’espoir de petits et grands bonheurs
Mais aussi la blessure en moi de tes peines
En parlant de souvenirs sans trop penser à l’avenir.
Le soleil tenace a transformé notre campagne.
Et le vent qui souffle depuis quelques jours
Transporte partout la terre réduite en poussière.
Je pense à mes amis, si gentils.
Et soudain, je les vois.
Deux vanneaux huppés.
Mais de leurs huppes, je ne vois pas la trace.
Attendrie, je me dis que ce sont des oisillons
Presque devenus grands
Oh! Comme leur ventres est blanc, lui aussi.
S’exercent-ils au looping en poussant leurs cris…
De détresse…
Non, ce sont des adultes.
Reconnaissant les prédateurs que sont les chiens,
Suivant leur habitude, ils essaient de faire diversion.
Vaille que vaille, nous avançons,
Eux, volant en criant
Moi, appelant Ben, pour éviter un carnage inutile.
Nous dépassons assez vite leur territoire,
Mais en revenant, le scénario repart de plus belle.
Á l’identique.
Continuant la promenade,
Je tourne à angle droit vers le chemin en béton…
Bordé d’ombellifères.
Le cerfeuil sauvage, en l’occurence,
Il me rappelle au monde blanc.
Le ciel est bleu, bleu.
Blanc, blanc, blanc.
Mais les jardins, à mes yeux de myope,
Sont pleins de taches multicolores.
Le marronier est rouge.
Pourtant le fond de mon coeur
Calmé, est blanc.
To a poet.